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Qu'est-ce que le goodwill et comment le calcule-t-on ?

Définition et calcul 

 

Lorsque la valeur d'une entreprise au regard de ses flux est supérieure à la valeur de son patrimoine, la différence constitue une survaleur communément appelée goodwill.

 

Le goodwill est toujours fonction d'une prévision tant des bénéfices que des actifs de l'entreprise. Cette méthode d'évaluation est mixte par nature. Pour chiffrer le goodwill, il convient de définir une rente et de l'actualiser. 

 

Pour une année donnée n et en posant : 

  • Bn = bénéfice anticipé de l'année n 
  • An = actif nécessaire à l'obtention du bénéfice 
  • r = taux de rentabilité exigé 
  • Rn = la rente du goodwill 

Nous obtenons : 

Rn = Bn-(r x An) 

 

Le goodwill devient la valeur actualisée des rentes annuelles de goodwill prévues. 

 

L'actualisation peut porter sur des rentes prévisionnelles d'un nombre limité d'années ou sur une suite infinie de rentes constantes. 

 

Nous obtenons donc : 

GW = R1/(1+i) + R2/(1+i)2+......+Rn/(1+i)n

 

La méthode du goodwill présente de nombreuses variantes selon l'interprétation faite des paramètres du calcul : actif économique, taux de rentabilité exigé, bénéfice anticipé, actualisation. 

 

L’actif économique correspond souvent à l’actif net comptable corrigé d’exploitation (ANCCE) ou à la valeur substantielle brute (VSB) ou aux capitaux permanents nécessaires à l’exploitation (CPNE). 

La VSB correspond à l’outil de travail de l’entreprise, son investissement tant dans la structure que dans le cycle d’exploitation actif indépendamment des financements. Les éléments de la VSB sont appréciés en valeur d’utilité. Le passif ne doit pas être appréhendé.

Les CPNE sont égaux à la VSB minorée des financements générés par l’exploitation (dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales, autres dettes d’exploitation). A priori, les CPNE et la VSB ne se différencient que par les dettes non financières. Cependant, la distinction essentielle repose sur le fait que la VSB est fondée sur l’étude du bilan alors que le concept des CPNE est dynamique, les immobilisations nécessaires à l’exploitation, le BFRE font l’objet de prévisions annuelles liées à l’évolution du chiffre d’affaires. 

 

Le taux de rentabilité exigé est le taux d’actualisation. 

 

Le taux appliqué au capital engagé et le taux d’actualisation doivent être identiques. Il dépend du capital engagé et donc de sa couverture en terme de ressources. 

 

En approche VSB il convient d’utiliser un coût du capital élargi. 

En approche CPNE il convient d’utiliser le coût du capital. 

En approche ANCEE il convient d’utiliser le coût des fonds propres. 

 

Le bénéfice économique

 

Il dépend du capital engagé. Si l’actif économique est représenté par l’ANCEE, il faut alors : 

  • Eliminer les résultats exceptionnels ; 
  • Supprimer les dotations aux amortissements issus des postes d’actif fictifs ; 
  • Considérer les dotations sur la base de leurs valeurs d’utilité ; 
  • Supprimer les charges et produits issus des actifs hors exploitation. 

Si le capital engagé correspond aux CPNE, les retraitements précédents doivent être faits en les complétant par : 

  • La réintégration des intérêts issus des dettes financières qui sont en effet compris dans la rémunération au taux r des CPNE ; 
  • L’élimination des redevances de crédit bail ou de tout loyer issu de la location-financement ; 
  • La présentation des dotations aux amortissements sur la valeur d’utilité des biens loués, pris en crédit bail ou prêtés. 

Si le capital engagé correspond à la VSB, les retraitements nécessaires dans le cadre des CPNE doivent être repris en y ajoutant la réintégration des intérêts relatifs aux dettes non financières, ces intérêts étant compris dans la rémunération de la VSB au taux r. 

 

Nous remarquons qu’à un élargissement de l’actif économique correspond un élargissement du bénéfice économique associé.  Il convient de remarquer que le bénéfice économique est toujours un bénéfice après impôt ; nous devons donc tenir compte de l’incidence fiscale des retraitements.  Le goodwill est égal à la capitalisation de la différence entre le bénéfice économique et la rémunération du capital engagé. 

 

Amortissement du goodwill 

 

Le goodwill s’analyse comme un surprix payé en contrepartie d’avantages économiques reçus. Il trouve sa raison d’être dans un ensemble de droits incorporels acquis (parts de marché, portefeuille clients, approvisionnements, débouchés, localisation des unités de production,...). 

 

Selon le référentiel IFRS, applicable aux groupés côtés, le goodwill n’est plus amortissable. Il fait l’objet d’un test de dépréciation au moins une fois par an qui vise à déterminer une juste valeur en utilisant la méthode d’actualisation des flux de trésorerie ou des ratios «cours / soldes de gestion» comme par l’exemple le multiple de l’EBIT. 

 

Au plan national, la réglementation des groupes non côtés est à présent bien arrêtée. Le comité de la réglementation comptable avait proposé en novembre 2005 le non amortissement de l’écart d’acquisition conformément à la norme IFRS 3 ou l'amortissement sur 20 ans. Un arrêté de 2006 (JO du 03/01/2006) rejette cette proposition de sorte que l’amortissement du goodwill est maintenu sur une durée économique justifiable.  Par conséquent, en normes françaises, les écarts d’acquisition sont amortis et les dotations annuelles correspondant sont isolées afin de préparer les flux courants d’opérations non récurrentes de rachat. En l’absence de test de dépréciation (normes françaises) et dans le but de mesurer la création de valeur, il est préférable de chiffrer l’importance du capital investi en utilisant des données comptables brutes pour les "écarts d’acquisition ou survaleur ou goodwill".

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e-Conseil & Assistance et Vidya, expérimentés dans la gestion de la cession, d'acquisition et de transmission d’entreprise et de clientèle vous accompagne pour toutes ces opérations afin de les sécuriser juridiquement. Il est contre-productif de se passer des conseils de professionnels aguerris , alors n’hésitez pas à nous contacter.

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